Mercredi 22 août
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Voici la deuxième partie de la vie de Jean Hurpin.
Rappelez-vous que Jean Hurpin, déchu par sa famille, avait rompu tout lien avec celle-ci et décida de s'installer à Cressy, dans une petite maison que lui avait légué son père. Il se mit à vivre
des maigres revenus de ses abeilles, de son jardin et de ses quelques vaches. Heureux de sa liberté d'action et de réflexion, il fit graver au- dessus de sa porte: "ni dieu, ni maître".
Maison où vécu Jean
Hurpin à Cressy, rue de la Dame Blanche
Par la suite, Jean se maria avec une cigale de Provence: Jeanne Fanau. Ils avaient en commun des trésors de culture littéraire, poétique, musicale artistique, et toutes sortes de talents. Ils
avaient en commun un profond attachement à leur terre natale, à leur terre sentimentale, d'attache: Cressy pour l'un, Mondragon pour l'autre. Pourquoi, Jean était-il si attaché à Cressy?
En fait, la famille Hurpin est originaire de Cressy depuis des générations, au moins depuis 1689, date de la naissance de Nicolas Hurpin à Cressy. Pendant des générations, les Hurpin seront natifs
de Cressy et y vivront.
Ensemble, ils eurent trois enfants: Mariette (1925), Renée (1927) et Rollon (1928) qui mourut à l'âge de 14 ans.
Jean Hurpin est un génie. C'est en 1916, en pleine première guerre mondiale, que Jean a l'idée de creer une organisation âpicole. Cette organisation, nous la connaissons aujourd'hui sous le nom de
syndicat national âpicole. En 1920, il est co-fondateur du magazine "l'abeille de France" dédiée aux apiculteurs. Aujourd'hui, ce journal apicole est le plus lu en France (60000 lecteurs). Cette
revue est la plus ancienne revue apicole française, la plus vendue et la plus connue mondialement.
Son génie ne s'arrête pas là, il va créer une rûche portant son nom, il va moderniser l'apiculture, et il sera l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages dédiés aux abeilles et à leur monde. Ces ouvrages
sont très recherchés car rares.
En tous les cas, aujourd'hui, Jean Hurpin reste l'apiculteur le plus célèbre au monde et un maître en la matière pour beaucoup d'apiculteurs. Il reçut à Rouen en 1956, la légion d'honneur pour tout
ce qu'il avait entreprit.
Jean Hurpin, meurt le 6 octobre 1967 à Auffay. Il eut une fin de vie très douloureuse. Il était complètement aveugle depuis plusieurs années et souffrait de maux incurables.
Pour conclure, Jean Hurpin était par nature, généreux, désintéressé, pacifique, intègre. Pour lui-même, il se contentait du strict nécessaire. Les signes extérieurs de richesse ne l'intéressaient
pas. Pour les grandes causes, il était capable d'héroïsme et de sacrifice. Il s'était adouci avec l'âge, devenant moins intransigeant dans ses opinions, et plus tolérant.
D'ailleurs, il parait étrange que cet homme à l'esprit si rationnel, si objectif, si scientifique, ait été aussi mystique, réellement, dans son adoration pour la nature, pour certaines musiques,
dans sa compassion pour les personnes souffrantes, et... pour le Christ, tout libre-penseur qu'il fut.
Jean Hurpin (au centre) recevant la
légion d'honneur
Par taalou76
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