Mardi 31 juillet 2007
A l'heure du mondialisme, les gens ont besoin de s'identifier à leur village, à leur région. Nous, nous avons la chance de vivre dans une région ayant une forte identité et connue mondialement: la Normandie, que je surnomme "la Verte Province", en symbiose avec nos amis et cousins de "la Belle Province": les Québécois.
Mais comme vous avez pu le constater, la Normandie n'est plus aujourd'hui. La faute au technocrate qui ont séparé notre province en deux micro-régions: la Haute-Normandie et la Basse-Normandie. Ces deux régions n'ont aujourd'hui aucun sens!
Dernièrement je suis allé dans la Manche du côté de Saint-Lô, et je peux vous dire que la-bas, les gens arborent et pavoisent fièrement la Normandie et non pas la Basse-Normandie.
Aussi, la réunification administrative de la Normandie est demandée depuis quelques années avec une insistance croissante que pour ma part, j'estime pleinement justifiée.
On pense d'abord, naturellement, à la puissance de sa personnalité historique et physique: c'est un espace coutumier millénaire; c'est une indiscutable unité maritime et climatique; c'est enfin, très largement, un type de paysage et de civilisation rurale, voire urbaine.
Le deuxième argument est que l'émancipation à l'égard d'une capitale française toute proche ne saurait être obtenue que par une fédération d'un poids démographique et économique appréciable. Séparées, la Haute et la Basse-Normandie ne sont que des micro-régions en face de leurs énormes voisins (Bretagne, Ile-de-France, Nord-Pas-de-Calais). Réunies, elles forment un ensemble aussi vaste que la Belgique et dont la population dépasse les 3 millions d'âmes.
Le troisième motif réside dans le progrès de l'unification économique. La Seine-Maritime et Caen doivent être désormais regardés comme un seul système portuaire. Rouen, Le Havre et Caen sont branchés sur la même autoroute. L'industrialisation si forte en Seine-Maritime a maintenant atteint la Manche naguère tournée vers l'agriculture.
Quatrième et dernière raison: l'organisation régionale n'a de sens que si elle marque une différence d'échelle par rapport au département. Ce n'est pas le cas de la Haute-Normandie qui constitue actuellement un "grand département" et non pas une région
.
Mais reste la question épineuse du choix du chef-lieu administratif. En fait, en Normandie, il ne peut y avoir de centralisme, cette région est un organisme polycentrique. Caen, Rouen et Le Havre doivent promouvoir une complémentarité. Personne ne peut contester que l'agglomération de Rouen est le premier foyer intellectuel et la première place d'affaires de Normandie. Personne ne refusera davantage au Havre le rôle d'un "Rotterdam" normand: port pétrolier de taille européenne, point d'arrivée des matières premières qui est au coeur d'un grand complexe industriel. Caen, ville en plein développement est géographiquement au centre de la Normandie.
Il serait donc logique de partager les rôles: préfecture à Caen avec annexe à Rouen, conseil régional à Rouen avec annexe à Caen, instances industrielles, portuaires et commerciales au Havre.
Celà n'enlève en rien à Rouen le statut de capitale historique de la Normandie!
Aujourd'hui, les gens du monde entier connaissent la Normandie, et elles sont toujours interloquées lorsque nous leurs parlons de l'existence de la Haute et de la Basse-Normandie!
Alors Cressoises, Cressois, et visiteurs de ce blog, êtes-vous pour ou contre la réunification de la Normandie en une seule région? (sachez que d'après un sondage lancé il y a quelques années auprès des Normands, que 65% d'entr'eux étaient pour la réunification)

drapo.jpgVéritable drapeau de la Normandie, reconnu au niveau international par l'association internationale de vexillologie: la double croix de Saint-Olaf
par taalou76
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