Mercredi 29 août 2007
C'est bientôt la rentrée des classes à l'école communale de Cressy, comme dans tous le SIVOS BCCS. C'est un moment toujours impressionnant pour les bézots, et plein d'émotions pour les parents. Quelques soient les années, cette rentrée reste unique!
Voici un petit tour d'horizon des écoliers de Cressy au fil du temps.
Jusqu'en 1981, date de la création du regroupement scolaire avec Sévis, La Crique et Beaumont-le-Hareng, les petits Cressois allaient tous à l'école communale qui renfermait tous les niveaux de classes. C'est vous dire si l'école était pleine d'élèves. Dans les années 30, près de 80 enfants étudient à Cressy!!!
En 1937, 56 élèves côtoient l'école de Cressy qui devient trop exigüe. Une petite classe en préfabriqué est donc construite quelques années après.
Ci-dessous un petit aperçu des photos de classe et des jeux dans la cour de récréation au fil du temps:

ecole-fille.jpg Classe des filles en 1937
Nous pouvons voir sur cette photographie (les noms en gras sont ceux correspondant à ceux vivant encore à Cressy): Françoise Mallet, Juliette Cannessant, Charlotte Lasgi, Marguerite Mallet, Georgette Martine, Solange Lefèbvre, Thérèse Bouteiller, Antoinette Morisse, Simone Martine, Marie-Thérèse Planage, Jacqueline Deforges, Denise Cannessant, Louise Perchepied, Georgine Mallet, Renée Deforges, Irène Farcy, Jeannine Maillard, Huguette Douyère, Geneviève Planage, Jacqueline Morisse, Marie-Josèphe Bouteiller, Huguette Halbourg, Paulette Mallet, Christiane Maillard, Mireille Douyère, Claudine Bouteiller, Fernande Cannessant, Irène Deforges.

ecole-garon.jpg Classe des garçons en 1937
De même que pour les filles, nous pouvons apercevoir: Henry Courvalet, Marcel Bouteiller, Claude Viandier, Roland Douyère, André Lesout, Fernand Lasgi, André Maillard, Claude Mazet, Marcel Mallet, Roland Mallet, Gérard Douyère, Roger Martine, Jean Dragée, Bernard Bouteiller, Michel Halbourg, Roger Lecoq, Maurice Martine, André Perchepied, Jean Planage, Gérard Planage, Marcel Lasgi, ? Mazet, André Lecoq.

recre.jpg Cour de récréation vers 1940













rentree-2006.jpg Rentrée des classes 2006 à Cressy



Je souhaite une bonne rentrée des classes 2007 aux bambins de Cressy, et bienvenue à l'école de Cressy au nouvel instituteur Antoine!
par taalou76
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Mardi 28 août 2007
Nous sommes bientôt le 1er septembre, et ça fera 63 ans que Cressy comme toute la région altifagienne furent libérés de l'occupation.
Ce sont les Américains qui s'installèrent à Cressy dans l'ancienne ferme Bouteiller (deuxième ferme située sur la gauche en venant d'Auffay).
Marie-Josèphe Mattelin (née Bouteiller) qui n'avait que 13 ans raconte:
"Un jour d'octobre 1944, nous les avons vu arriver. Il y avait des chars tout le long de la route entre la Corbière et Cressy. Ils sont rentrés dans la ferme de mes parents et s'y sont installés pendant près de deux mois. Ils faisaient partis de la 12ème division blindée des Etats-Unis faisant partie de la 7ème armée du général Patton qui venait de débarquer au Havre avant de rallier Tôtes et Bellencombre, pour aller chasser les Allemands hors de France sur le front de Colmar. Il y avait des soldats plein la cour. Ils dormaient sous des tentes et ils recevaient beaucoup de colis. Ils nous ont donné des bas-nylon qui venaient d'Amérique. C'étaient les premiers bas-nylon que nous voyions. Il y avait aussi des rubans pour les cheveux, des chewing-gum et des cigarettes blondes. On a découvert en 1944 les premiers grains de maïs, et j'ai même été soigné avec de la pénicilline."
Madame Mattelin dit aussi que les fûts de calva de la ferme se sont vidés en peu de temps tellement que les Américains appréciaient ce breuvage d'or.
Dans la ferme existait un mini hôpital de la Croix-Rouge dans l'ancien four à pain toujours existant.


amer.jpgLes Américains à leur arrivée en octobre 1944 à la 
ferme de Cressy

Avant ce 1er septembre, les Allemands étaient à Cressy. Ils avaient réquisitionné l'école. Alors les élèves passant leur certificat d'études font école dans l'ancien four à pain de l'ancienne ferme Bouteiller avant de devenir le mini hôpital cité plus haut.
Voici un écrit certifiant la présence d'Allemands à Cressy. Ce fait est raconté par le regretté André Gosse dit le Léopard:
"le 4 juillet 1944, le lieutenant américain Melvin O. Hanson, 8ème USA tombe en parachute près du gros hêtre au hameau d'Hautot-Mesnil à Montreuil-en-Caux. Trois garçons du réseau de résistance de andré Gosse partent le sauver. Les Allemands de Cressy l'ont vu descendre. Dans quelques minutes ils seront là! Mais les jeunes Augustin et André Vittecoq ainsi que René Renault ont le bonheur d'arriver les premiers. Melvin est donc sauvé".

Aujourd'hui Cressy, la France vivent sereinement, et les Français vivent librement. Alors n'oublions pas ces Américains qui nous ont sauvé, libéré, en partenariat avec les réseaux de résistants français. N'oublions pas!!! Efforçons-nous à poursuivre ce devoir de mémoire!
par taalou76
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Mardi 28 août 2007
Comme vous avez pu le constater, au milieu du cimetière trône une croix tout en grès. Ce monument est sûrement le plus ancien de la commune, et un des plus vieux de la contrée. En effet, le pied de cette croix a plus de 1300 ans et daterait donc du 7ème siècle!

Mais en quelle année est-elle arrivée à Cressy? D'où vient-elle?
Le 5 juillet 1812, l'abbé Debonne, curé de Cressy, achète pour 24 francs à un habitant de Bellencombre, la croix de l'ancien cimetière de cette commune vendu pendant la Révolution: "c'est une belle croix en pierre tout d'un morceau, avec le pied seulement qui doit avoir au moins 1200 ans d'existence", écrit l'abbé Debonne.
Pierre Maillard, cultivateur-propriétaire à Cressy, se charge de l'apporter gratuitement à Cressy depuis Bellencombre. Le conseil délibère le même jour pour faire des marches autour du pied de la croix, avec des grès provenant d'un escalier double qui conduisait du jardin au presbytère, et qui a été détruit durant la Révolution.
croix.jpgEn octobre 1812, monsieur Viard, maçon, place la croix du cimetière et les marches qui l'accompagnent.
Le 4 octobre 1812 a lieu la bénédiction de cette croix: "Aujourd'hui dimanche 4 octobre 1812, après complies avec la permission de son Eminence, Mgr le cardinal Cambacérès, archevêque de Rouen, le clergé de cette paroisse composé de l'abbé Debonne, prêtre-curé desservant; Charles Lefèbvre, clerc; Charles Dieutre, Jean Vallé, Laurent Cabin, Tranquille Barbier, Jean Féray, Nicolas Lecomble, Jean-Baptiste Larchevêque, chantres; Nicolas Auzou, Jean-Baptiste Leclerc, Mathurin Adam, François Fantôme, enfants de choeur; l'abbé Rolland, prêtre prédicateur de Dieppe; aussi présents Jean Féray, maire; Nicolas Gibert, Jean Duménil, Jacques Levasseur, de Cressy; Charles Blondel de Sévis; Jacques Quevillon de Bazomesnil; conseillers et marguilliers de ladite fabrique et les habitants de la succursale sont allés processionnellement à la croix du cimetière portant le nom de Féret, en chantant et en récitant les prières marquées dans le rituel du diocèse. L'abbé Rolland a fait la bénédiction de la croix et est monté en chaire au pied de la croix, a fait un sermon analogue à la cérémonie. Après le sermon, le clergé et les assistants ont continué en retournant à l'église. Laquelle cérémonie a fini par un salut solennel avec permission de son Eminence."

Voilà maintenant, quand vous passerez devant la croix du cimetière, vous ne la regarderez plus de la même façon et vous pourrez vous imaginer la cérémonie et la pose de cette croix.
par taalou76
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 27 août 2007
Le Cresciacum, petit journal ludique, historique et d'informations sera très prochainement dans la boîte à lettres des Cressois.
cres.jpgIl présente des jeux, un coloriage, diverses informations et un lutin bien d'cheu nous!!!
Bonne lecture et bonne rentrée à tous!

 
par taalou76
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 25 août 2007
Voici trois nouvelles dates de la riche Histoire du village de Cressy.
- En 1720, une trace écrite mentionne que le frère Etienne-François Nouette est prieur-curé de Cressy.
- En 1841, le conseil municipal demande au conseil de fabrique la distraction de 20 ares de terrain et un bâtiment de 12 mètres environ, situés sur le domaine du presbytère (actuel parc de la mairie), afin d'y construire une maison d'école. Le conseil de fabrique refuse cette demande à l'unanimité de ses membres.
- Le 15 avril 1940, en pleine seconde guerre mondiale, messieurs Iger (boulanger), Bouteiller, Mulot et Viandier, sont désignés pour effectuer le classement des habitants par catégories, pour l'établissement des cartes d'approvisionnement en alimentation.
par taalou76
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 24 août 2007
Saviez-vous qu'un conte a été écrit sur un coq de Cressy? Eh bien, rien que pour le plaisir, le voici:
"Hector avait pris la sale manie de se pavaner dans les rues de Cressy. Il regardait les gens de haut: il méprisait ces sots d'humains. Depuis que la fermière lui avait dit qu'il avait le plus beau plumage de tout le pays de Bray, Hector était devenu vaniteux, insupportable. 
Les coqs ont bien de la chance d'avoir un si beau plumage alors que celui des poules est si terne, si fade.
Les poules passaient leur temps à l'admirer, à le suivre, à chacun de ses pas. Hector traversait Cressy, toute la journée, de long en large, avec sa cour de poules. Le maire du village avait été obligé de mettre des pancartes spéciales "passage de coq", afin de faire ralentir les voitures. Les automobilistes n'étaient pas tous conciliants. Certains peu patients aueraient aimé lui voler dans les plumes, le voir finir en coq au vin.
La fermière quant à elle, raffolait d'Hector. Elle en était si fière! Le dimanche, elle l'emmenait faire les concours de beauté pour volatiles. Ce n'est pas ainsi qu'Hector apprit à devenir humble, bien au contraire. Il était imbu de lui-même, insupportable, il se vantait, il se pavanait.
A force de le voir admirer son reflet dans chaque flaque d'eau, les poules se lassèrent. L'une après l'autre, elles le quittèrent pour le coq du voisin. Certes, il était boiteux, il était vieux, il louchait, mais il était si gentil, si respectueux des "femmes". Et il avait une grande qualité qu'Hector n'avait pas: la modestie.
Jamais Hector ne fut en mesure de comprendre pourquoi ces stupides poules l'avaient laissé pour rejoindre ce va nu-pied. Pour lui, les femelles ne valaient pas la peine du moindre regard, elles n'auraient dû lui donner que de l'admiration, de la dévotion, le servir, lui apporter des vers de terre tout frais, encore vivants.
Dès ce moment là, Hector dépassa les bornes quand il jugea que tous devaient l'aduler, y compris les humains, de jour comme de nuit. Il poussait des cocoricos tonitruants pour tenir en éveil les habitants de Cressy. Il s'égosillait du matin jusqu'au soir et même durant la nuit. S'il n'avait pas eu son content d'hommages dans la journée, il menait à tous "une vie de patachon".
Les Cressois étaient épuisés. Tous avaient les yeux cernés. Les femmes pleuraient. Les enfants ne se concentraient plus à l'école. Pire que tout: la fermière trouvait qu'Hector avait une jolie voix, au timbre léger mais puissant. Il est vrai que sa voix était puissante, cependant il n'avait aucun talent mélodique.
La fermière concéda aux habitants de Cressy qu'il avait besoin de quelques leçons de chant. Dès ce moment, un maître de chant le prit en charge pour lui apprendre les rudiments du solfège, ainsi qu'à faire des vocalises. Malgré tous les efforts du maestro, Hector chantait faux, une vrai casserole. Malheureusement, il n'y avait que lui et sa maîtresse pour ne pas s'en rendre compte. C'est beau l'innocence!
Hector voulait que tout tourne, fonctionne selon son bon vouloir. A force de l'entendre "braire" tout le jour et la nuit, les nuages se fâchèrent. Ils prirent une couleur sombre, ils cachèrent le soleil. Le soleil était d'accord avec les nuages et c'est lui qui régla le problème. Il envoya sur Hector des éclairs. L'un d'eux foudroya Hector de plein fouet. Il tressauta et s'immobilisa. Ses couleurs chatoyantes avaient disparu pour une autre qui étincelait à la lumière du soleil. Les nuages s'étaient apaisés, et le soleil brillait de mille feux.
croix-douci.jpgHector avait été transformé en coq de cuivre. Le maire décida de le mettre en haut du clocher de l'église, avec une girouette. Hector, qui durant sa vie, avait toujours fait ce qu'il voulait, devait se soumettre à la loi du vent. Mais sa petite cervelle fonctionnait toujours. Pendant un temps, il pesta contre la situation, et finalement, il jugea qu'il était bien là-haut. Il pensait qu'ainsi il dominait le monde, et que c'est lui qui faisait la pluie et le beau temps. Jamais on ne pourrait rien retirer de bon d'Hector. Et pourtant le soleil et les nuages étaient disposés à lui rendre sa forme originelle à condition qu'il devienne humble.
Si un jour Hector n'est plus sur le clocher de l'église de Cressy, c'est qu'il aura enfin compris ce qu'est l'humilité et la modestie."
Texte signé Bénédicte Mouchard
par taalou76
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mercredi 22 août 2007
Voici la deuxième partie de la vie de Jean Hurpin.
Rappelez-vous que Jean Hurpin, déchu par sa famille, avait rompu tout lien avec celle-ci et décida de s'installer à Cressy, dans une petite maison que lui avait légué son père. Il se mit à vivre des maigres revenus de ses abeilles, de son jardin et de ses quelques vaches. Heureux de sa liberté d'action et de réflexion, il fit graver au- dessus de sa porte: "ni dieu, ni maître".

maison-hurpin.JPG Maison où vécu Jean Hurpin à Cressy, rue de la Dame Blanche

Par la suite, Jean se maria avec une cigale de  Provence: Jeanne Fanau. Ils avaient en commun des trésors de culture littéraire, poétique, musicale artistique, et toutes sortes de talents. Ils avaient en commun un profond attachement à leur terre natale, à leur terre sentimentale, d'attache: Cressy pour l'un, Mondragon pour l'autre. Pourquoi, Jean était-il si attaché à Cressy? 
En fait, la famille Hurpin est originaire de Cressy depuis des générations, au moins depuis 1689, date de la naissance de Nicolas Hurpin à Cressy. Pendant des générations, les Hurpin seront natifs de Cressy et y vivront.
Ensemble, ils eurent trois enfants: Mariette (1925), Renée (1927) et Rollon (1928) qui mourut à l'âge de 14 ans.
Jean Hurpin est un génie. C'est en 1916, en pleine première guerre mondiale, que Jean a l'idée de creer une organisation âpicole. Cette organisation, nous la connaissons aujourd'hui sous le nom de syndicat national âpicole. En 1920, il est co-fondateur du magazine "l'abeille de France" dédiée aux apiculteurs. Aujourd'hui, ce journal apicole est le plus lu en France (60000 lecteurs). Cette revue est la plus ancienne revue apicole française, la plus vendue et la plus connue mondialement.
Son génie ne s'arrête pas là, il va créer une rûche portant son nom, il va moderniser l'apiculture, et il sera l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages dédiés aux abeilles et à leur monde. Ces ouvrages sont très recherchés car rares.
En tous les cas, aujourd'hui, Jean Hurpin reste l'apiculteur le plus célèbre au monde et un maître en la matière pour beaucoup d'apiculteurs. Il reçut à Rouen en 1956, la légion d'honneur pour tout ce qu'il avait entreprit.
Jean Hurpin, meurt le 6 octobre 1967 à Auffay. Il eut une fin de vie très douloureuse. Il était complètement aveugle depuis plusieurs années et souffrait de maux incurables.
Pour conclure, Jean Hurpin était par nature, généreux, désintéressé, pacifique, intègre. Pour lui-même, il se contentait du strict nécessaire. Les signes extérieurs de richesse ne l'intéressaient pas. Pour les grandes causes, il était capable d'héroïsme et de sacrifice. Il s'était adouci avec l'âge, devenant moins intransigeant dans ses opinions, et plus tolérant.
D'ailleurs, il parait étrange que cet homme à l'esprit si rationnel, si objectif, si scientifique, ait été aussi mystique, réellement, dans son adoration pour la nature, pour certaines musiques, dans sa compassion pour les personnes souffrantes, et... pour le Christ, tout libre-penseur qu'il fut.

jean-hurpin.jpgJean Hurpin (au centre) recevant la légion d'honneur
par taalou76
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mercredi 22 août 2007

Comme toutes les communes, Cressy a ses personnages plus ou moins célèbres. C'est le cas de Jean Hurpin. Je vais vous faire un petit résumé de sa vie et ce qui l'a rendu connu du grand public.
Pour parler un peu de sa vie, qui peut mieux la raconter que sa fille Renée...
Jean Hurpin est né à Aumale le 12 septembre 1883. Son père Sauveur Hurpin, faisait partie d'une famille de 14 enfants, élevés à Cressy avec courage et dignité, mais pauvrement. Sauveur et Abel, son frère avaient été placés à l'âge de 16 ans chez un pharmacien de Dieppe comme commis. Ils logeaient dans un petit grenier sans feu, mais qui contenanit des trésors de lectures. Ainsi, la providence les aidait à forger leur destin: la nuit, à la lueur d'une chandelle, ils pouvaient étudier. Ils apprirent seuls le latin, et une foule d'autres choses. Le jour, ils apprenaient la valeur, l'usage, la fabrication des médicaments. Au bout de quelques années d'un si courageux labeur, ils reçurent le diplôme d'officier de santé, puis exercèrent la médecine à Caule-Sainte-Beuve pour Abel et à Aumale pour Sauveur.
C'est ainsi que Sauveur épousa mademoiselle Letellier d'Aumale. Ils eurent deux enfants: Jean (1883) et René (1885). Malheureusement, Sauveur mourut en 1886 lorsque Jean n'avait que 3 ans. Ce fut donc la famille maternelle qui élevé Jean et son frère. Cette famille était propriétaire d'un vaste domaine appelé l'Abbaye, ancien château du18ème siècle avec chapelle où la messe était célébrée régulièrement, fermes, forêts, scieries... C'était une exploitation familiale prospère. Jean, enfant, aimait surtout les moments où ses oncles l'emmenaient dans la forêt pour les coupes de bois: moments rustiques où il communiait avec la nature. La scierie aussi l'intéressait. Il apprit à reconnaitre les arbres, la qualité des bois, les techniques du découpage, ce qui lui permit plus tard de fabriquer lui-même ses ruches, et toutes sortes de meubles.
Mais, sa mère et sa tante étaient très strictes et très cléricale. Jean Hurpin se rebellait alors souvent.
Jean et son frère avaient été confiés pour leurs études secondaires à un collège de jésuites de Rouen. Jean était très fort dans les disciplines littéraires, mais suivait assez mal en mathématiques, malgré un sens aigu de la logique. Il posait souvent des questions pertinentes. Mais un jour, lors d'un cours de religion, il osa demander comment il était possible que Dieu ait créé la lumière d'abord, et le soleil ensuite. Pris de court, le professeur lui répondit violemment: "Taisez-vous!"
- "Mais je ne suis pas un chien!" répliqua Jean.
- "Vous êtes moins qu'un chien!". Cette réponse cinglante eut un effet décisif: Jean sortit en claquant la porte et rentra chez lui.
Sa mère, navrée et inquiète pour l'avenir de son fils, le mit alors au lycée Corneille de Rouen, où tout se passa assez bien pendant quelques temps, jusqu'à ce que l'école buissonnière lui parut plus riche d'enseignements que les programmes scolaires.
Puis vint une fugue prolongée. Jean observait le monde. Quant le jeune égaré revint à la maison, il fit de nouveaux scandales en arborant des idées anti-cléricales. Sa famille se fâcha, et décréta que tout le domaine de l'Abbaye reviendrait en héritage à René, le frère plus respectueux des traditions.

par taalou76
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 20 août 2007
Voici 3 nouvelles photographies de très bonnes factures que j'ai reçu récemment. Sachez que, le concours est presque terminé car il ne reste la place que pour 2 clichés, et le total sera de 30 photographies reçues. Alors je lance un appel à monsieur Jyvais et à madame HPY pour leurs chef-d'oeuvres.

bete-etrange-s-avan--ant-vers-l---glise-de-Cressy.jpg "Bête étrange s'avançant vers l'église de Cressy" par Maryvonne Bénureau

                                                                                                          hpy.JPG "Cressy, la fin" par HPY









le-pere-noel-dans-le-cressy-imaginaire.jpg "Le père Noël dans le Cressy imaginaire" par Maryvonne Bénureau
par taalou76
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander
Vendredi 17 août 2007
Le 2 septembre 2007 aura lieu le rallye intercommunal de la région de Bellencombre, organisé par les foyers ruraux de chaque commune participante. Ce rallye cycliste met en concurrence les villages par des jeux organisés par les foyers ruraux de chaque commune. Chaque jeu rapporte des points à chaque commune. Au final, un questionnaire est posé aux concurrents. Enfin, le village ayant rassemblé le plus de points, organise pour l'année suivante, le rallye cycliste intercommunal.
Voici quelques communes participant à cette journée: Montreuil-en-Caux, La Crique, Sévis, Cropus, Cressy, Saint-Hellier, Bellencombre, Rosay...
En cette année 2007, le départ sera donné à Bellencombre.
L'ambiance y est fantastique et conviviale! Cette journée permet de faire de nouvelles connaissances et de partager un moment inoubliable.
Le foyer rural et le village de Cressy vous attendent nombreux afin de représenter fièrement notre village, pour que nous soyons les vainqueurs de ce cru 2007. Alors Cressoises et Cressois, jeunes et moins jeunes, venez participer à ce rallye intercommunal du 
dimanche 2 septembre!!!
Pour plus de renseignements quant à l'organisation de cette journée (heure de départ, repas...), veuillez contacter le président du foyer rural de Cressy, monsieur Borel Alain au 0619278407.

raallye-equip.jpg
 L'équipe de Cressy lors du rallye de 2003

jeu-rallye.jpg Madame Bénureau en train de défendre les couleurs de Cressy en 2003

cressy-rallye.jpg Les participants du rallye de 2003 arrivant à Cressy
par taalou76
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
webblog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus